Archive pour juillet, 2010

Le Sautoir

Posted in Bijoux, Colliers on juillet 22, 2010 by Salomé Osorio

Le sautoir est une forme de collier qui existe depuis bien longtemps. C’est au début un bijou mixte, voire masculin : les grands monarques se font souvent représenter avec une chaîne en or, au bout de laquelle est parfois suspendue une médaille. Lorsque Coco Chanel réinvente le style féminin dans les années 1920, les bijoux sont eux aussi actualisé : Le cou et la nuque dégagés mettent en valeur les pendants d’oreilles; Les sautoirs et colliers longs, ou encore de longues écharpes fluides « à la Isadora Duncan », participent à l’étirement général de la ligne ;  Les bras dénudés se parent d’une accumulation de bracelets rigides.

La silhouette de la femme est sobre, androgyne et décontractée. La forme du sautoir, collier mi-long, souvent sans fermoir, s’accorde parfaitement avec la femme indépendante et citadine en quête de confort élégant.

Sautoir Tortue : Cuivre émaillé recto verso en deux tons de couleur différente, citrine et perle.

Sautoir Schtroumpf : Cuivre émaillé recto verso en deux tons de couleur différente, Lapis lazuli et perle.

Sautoir Bouche : Cuivre émaillé recto verso en deux tons de couleurs différentes, cristal de roche et pâte de verre.

Sautoir Géométrique : Cuivre émaillé recto verso et perle.

Fluorite, pâte de verre et cuivre émaillé.

Sautoir Caniche : Cuivre émaillé recto verso en deux tons de couleurs différentes, fluorite et pâte de verre.

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Le Bracelet

Posted in Bijoux, Bracelets on juillet 15, 2010 by Salomé Osorio

Le bracelet est un bijou qui se porte aux bras, poignets ou chevilles. Il est porté depuis au moins la préhistoire sous des formes très simples, tel un  jonc en  matière minérale ou végétale. Il se présentait aussi sous forme d’un lien en tissus ou cuir sur lequel on enfilait des perles de verre ou des pierres percées.

La forme de bracelet manchette est un très ancien modèle qui est beaucoup repris dans les modes antiques et contemporaines.

Ce bracelet est en cuivre doré et argenté à la feuille. J’ai placé un peu au hasard sur toute la pièce des perles d’améthyste facettées qui correspondent à l’intérieur avec une perle de culture légèrement dorée. Le bracelet  ferme avec un lien en cuir violet, qui est réglable.

Cuivre doré et argenté à la feuille, améthyste et perle. Lien en cuir.

Le Bracelet Jonc reprend la forme primitive du bracelet. Mais dès l’antiquité grecque ou égyptienne, on prend le goût des bijoux plus précieux et travaillés. On retrouvera beaucoup la forme d’un jonc en or, ou d’une chaine en or, agrémenté de breloques, en pierre précieuses, en verre. Ces pendeloques reprennent souvent des formes d’amulettes ou des symboles religieux. Si aujourd’hui la dimension protectrice est devenue plus anecdotique, ces types de bracelet sont toujours très à la mode, en joaillerie ou en fantaisie, pour leur valeur esthétique.

Fluorite, perles et vermeil.

Le Bracelet Spiral illustre l’évolution du bracelet traditionnel vers le bracelet contemporain, où tout est permis. Le monopole des métaux précieux a définitivement disparu et des matières plus souples permettent de nouveaux volumes. Ce bracelet spiral est en cuivre argenté et doré à la feuille.

Cuivre argenté et doré à la feuille et perles.

Le Corail

Posted in Bagues, Bijoux, Bracelets, Colliers, Gemmologie on juillet 8, 2010 by Salomé Osorio

Dans la mythologie grecque, l’origine du corail provient de l’histoire de Persée. Après que le héros a triomphé de la Gorgone Méduse en lui tranchant la tête, le sang de celle-ci aurait touché la roche en la pétrifiant et le transformant en corail. Le corail se dit en grec ‘Gorgeia’, reprenant le mythe de la Gorgone, ou bien « Korallion ».

Le corail méditerranéen vit par 40 à 100m de profondeur.

Le corail est un animal primitif, proche de la famille des méduses qui se nourrit (comme les baleines) de plancton. Jusqu’au 18ème siècle, siècle de découvertes scientifiques, le corail était considéré comme un minéral, une pierre et même une fleur. Après des études sur cette espèce complexe, les scientifiques les ont classés parmi les Anthozoaires, étymologiquement « animaux fleur ».

C’est une erreur fréquente que de croire que le corail ne peut se développer que dans les mers chaudes. On sait, en fait, depuis plusieurs siècles que les mers froides (large de la Scandinavie, de la Grande-Bretagne et de la péninsule Ibérique) hébergent des récifs coralliens. On trouve des récifs de coraux partout dans le monde, des régions tropicales à la Mer du Nord et à la Méditerranée. Ils vivent dans les mers chaudes d’Asie ou froides comme la Grande-Bretagne. On en trouve de 0 à 4000 mètres de profondeur.

Il existe plus de 7000 espèces aux formes et couleurs très diversifiées, qui se divisent en deux grandes classes :

  • Les Hexacoralliaires à six tentacules (ou en multiple de six) incluent les anémones de mer et les coraux « vrais »
  • Les Octocoralliaires à huit tentacules (ou multiple de huit) incluent les coraux « mous » et les « faux » coraux. C’est cette catégorie qui nous intéressera, avec plus spécifiquement la variété des Gorgonaires. Cet ordre est composé de coraux aux aspects très variés dont le célèbre corail rouge.

Au fur et à mesure, le corail (qui pousse de plusieurs mm à plusieurs cm par an selon les espèces) créait autour de lui ce que l’on appelle colonies coralliennes. EN effet, si certain sont solitaire, la majorité des coraux se développent dans un écosystème. Les plus anciens récifs coralliens remontent à environ 500 millions d’années avant notre ère. En tant que colonies, leur longévité dépasse de loin celle des tortues géantes des Galapag, vivant plus de 200 ans, ou des palourdes quahog qui peuvent vivre plus de 400 ans.

Les coraux se développent en général dans les zones peu profondes des mers chaudes. Ayant en effet besoin d’oxygène et de lumière pour accomplir leur photosynthèse (Réaction se déroulant chez les plantes dans les chloroplastes où l’énergie solaire est utilisée pour oxyder l’eau et réduire le gaz carbonique afin de synthétiser des substances organiques), ils restent là où pénètrent encore les rayons du soleil. La Grande Barrière de corail d’Australie, les atolls des Maldives ou de Polynésie, les récifs coralliens de la Mer Rouge en sont de bons exemples.

Le corail est constitué d’une conglomération de polypes. Cet élément va extraire le carbonate de calcium de l’eau de mer, et le transformer en calcaire, qui forme en fait le squelette de l’animal. Les éponge et les algues microscopiques interviennent ensuite pour fixer définitivement les matières ensembles. Lorsque ces polypes meurent, le squelette qu’elles ont construit subsiste et sera ensuite recouvert de la nouvelle génération de polypes. C’est pour cela que l’on parle du corail comme une matière fossilisée : La structure première du corail n’est pas vivante à proprement parlé. Les coraux dépendent à 99% de l’apport nutritif des polypes et des algues. Tout ce qui affecte ces micro-algues et leur photosynthèse fragilisera les coraux, en les rendant par exemple plus vulnérables au blanchiment. Ce sont en effet ces algues qui donnent sa couleur au corail (rouge, jaune, vert, bleu, vert, orange…) ainsi si elles migrent vers d’autres régions (cyclone, manque de nourriture, température de l’eau, pollution), le corail perd sa couleur, est plus facilement cassable, et à terme sera détruit par les marées et l’érosion.

Corail « mort » trouvé sur les plages des iles désertes du sud de la Thaïlande.

Le corail, comme tout être vivant a ses prédateurs. Les poissons-perroquets « broutent » les coraux puis recrachent le calcaire sous forme de petits nuages vaporeux. L’Acanthaster, énorme étoile de mer (qui peut mesurer jusqu’à 60cm de diamètre), étend son estomac, comme une pieuvre, et recouvre le moindre relief pour lécher, aspirer, dissoudre le corail et le digérer.

On pense aussi à la désalinisation, aux UV trop forts, et aux maladies. Sans oublier son principal prédateur: l’Homme ! En effet le corail a toujours eu grand succès conduisant à la destruction de cet écosystème. Pourtant dès le moyen âge, on commence à réglementé son exploitation. Depuis la pêche de corail est très réglementé. Par exemple, la Grande Barrière fait aujourd’hui partie du patrimoine naturel de l’humanité.

Le Corail bambou de l’océan Atlantique, par 1000 à 1500 mètres de fond. Vit dans des eaux à 4 degrés, au sein de forts courants.

Le « corail noir » vit également à grande profondeur, comme aux îles Hawaï, vers 450 mètres.

On retrouve d’ailleurs aussi le corail doré, qui évolue aux mêmes profondeurs

Pour l’usage en joaillerie, seuls sont utilisés les coraux des espèces « coralium rubrum » ou « coralium japonicum ». Le plus apprécié a une coloration homogène. Il n’a ni fissure, ni tache, ni zone, ni partie creuse. Il va du rouge au blanc et du bleu au brun et au noir. Ce sont les teintes rouges qui sont le plus désirées ; elles s’étendent du rose le plus pâle au rouge velouté soutenu, en passant par la teinte saumon. Une variante, extrêmement rare, est le bleu. Le corail blanc est extrêmement apprécié quand il a un soupçon de rose ou de bleu. C’est ce qu’on appelle le corail « peau d’ange ».

Plus légers en poids et moins onéreux que le corail de haute qualité, il y a la racine de corail.  C’est cette partie (souvent blanche à l’origine, parfois rose-rouge ou bleue) qui est teinté dans les couleurs les plus variées.

On retrouve aussi le corail mousse ou éponge qui se forme entre les branches et la racine du corail.

Il convient de ne pas mettre le corail en contact avec des produits cosmétiques ou de l’eau trop chaude. Il ne faut pas l’exposer à un soleil trop ardent.

Et juste pour info, les noces de corail symbolise les 11 ans de mariage.

Le Lapis-Lazuli

Posted in Bagues, Bijoux, Boucles d'oreille, Gemmologie on juillet 1, 2010 by Salomé Osorio

Le Lapis-lazuli est une roche composée de plusieurs variétés de minéraux en proportion variable. La couleur du Lapis lazuli est donc déterminée par l’abondance de chacun de ces minéraux dans le fragment de roche en question.

Tout d’abord La lazurite et l’azurite donnent la couleur bleu outremer. Ces pierres peuvent aussi se former indépendamment. Je les ai d’ailleurs utilisées pour deux bagues ci-dessous.

La sodalite apporte plutôt un bleu-violacé, relativement uni et foncé.

L’haüyne donne une touche de bleu océan translucide.

La calcite, de couleur blanche, donne les veinures blanches de la pierre. Si la pierre contient trop de veines blanches, elle perd beaucoup de valeur, c’est pourquoi certains marchands teintent parfois en bleu les parties blanches. Évidemment, cela dévalorise encore plus la pierre mais la teinture n’est pas toujours facile à détecter. On peut pourtant observer la couleur de teinture bleu marine qui n’est pas d’un des bleus naturels du Lapis Lazuli.

Enfin, une autre particularité du Lapis lazuli est de contenir des inclusions de pyrite. La pyrite est une espèce minérale composée de sulfure de fer. Elle se trouve en éclat dans le Lapis mais elle existe aussi en gros morceau, et la pierre est alors très lourde (c’est normal c’est comme un agglomérée de métal).

Le nom dérive du latin lapis, qui signifie pierre, et du perse, لاژورد lajevard, qui signifie bleu. Son utilisation est très ancienne, remontant à 7 000 ans. Dans l’Égypte antique, le lapis était une des pierres ornementales préférées, notamment pour sculpter les scarabées. On retrouve aussi ces pierres polies en cabochon montées en bijoux dans toutes les grandes civilisations. Mais on utilisait aussi beaucoup cette pierre dans la sculpture, mélangé avec le marbre ou d’autres pierres dures. On s’en sert aussi dans la mosaïque de pierre ou Pietra Dura, techniques florentine, et aussi romaine pour fabriquer des mosaïques dès le 15-16ème siècle.

La pierre était aussi réduite en poudre. On la buvait alors comme une « potion » aphrodisiaque lors de l’époque romaine, ou bien, mélangé avec du lait, au moyen âge, le lapis lazuli prévenait l’esprit de la peur, du doute et de l’envie. Plutôt sympa vous l’admettrez. (surtout pour le côté romain ;))

On utilisait aussi la poudre de lapis lazuli comme pigment pour les fresques a tempera (et parfois également pour la peinture à l’huile) Depuis l’antiquité et au Moyen Âge le pigment bleu qui a servi, par exemple, à peindre le ciel du plafond de la Chapelle Sixtine  provient de Lapis broyé venu sur le dos des chameaux afghans. Cet usage a cessé au début du XIXe siècle par l’introduction de pigments de synthèse, parfois appelés outremer français. Les principaux gisements de cette roche sont toujours situés en Afghanistan, mais on en trouve aussi En Russie, en Angola, en Birmanie, au Chili, aux États-Unis ou encore au Canada.