Le Corail

Dans la mythologie grecque, l’origine du corail provient de l’histoire de Persée. Après que le héros a triomphé de la Gorgone Méduse en lui tranchant la tête, le sang de celle-ci aurait touché la roche en la pétrifiant et le transformant en corail. Le corail se dit en grec ‘Gorgeia’, reprenant le mythe de la Gorgone, ou bien « Korallion ».

Le corail méditerranéen vit par 40 à 100m de profondeur.

Le corail est un animal primitif, proche de la famille des méduses qui se nourrit (comme les baleines) de plancton. Jusqu’au 18ème siècle, siècle de découvertes scientifiques, le corail était considéré comme un minéral, une pierre et même une fleur. Après des études sur cette espèce complexe, les scientifiques les ont classés parmi les Anthozoaires, étymologiquement « animaux fleur ».

C’est une erreur fréquente que de croire que le corail ne peut se développer que dans les mers chaudes. On sait, en fait, depuis plusieurs siècles que les mers froides (large de la Scandinavie, de la Grande-Bretagne et de la péninsule Ibérique) hébergent des récifs coralliens. On trouve des récifs de coraux partout dans le monde, des régions tropicales à la Mer du Nord et à la Méditerranée. Ils vivent dans les mers chaudes d’Asie ou froides comme la Grande-Bretagne. On en trouve de 0 à 4000 mètres de profondeur.

Il existe plus de 7000 espèces aux formes et couleurs très diversifiées, qui se divisent en deux grandes classes :

  • Les Hexacoralliaires à six tentacules (ou en multiple de six) incluent les anémones de mer et les coraux « vrais »
  • Les Octocoralliaires à huit tentacules (ou multiple de huit) incluent les coraux « mous » et les « faux » coraux. C’est cette catégorie qui nous intéressera, avec plus spécifiquement la variété des Gorgonaires. Cet ordre est composé de coraux aux aspects très variés dont le célèbre corail rouge.

Au fur et à mesure, le corail (qui pousse de plusieurs mm à plusieurs cm par an selon les espèces) créait autour de lui ce que l’on appelle colonies coralliennes. EN effet, si certain sont solitaire, la majorité des coraux se développent dans un écosystème. Les plus anciens récifs coralliens remontent à environ 500 millions d’années avant notre ère. En tant que colonies, leur longévité dépasse de loin celle des tortues géantes des Galapag, vivant plus de 200 ans, ou des palourdes quahog qui peuvent vivre plus de 400 ans.

Les coraux se développent en général dans les zones peu profondes des mers chaudes. Ayant en effet besoin d’oxygène et de lumière pour accomplir leur photosynthèse (Réaction se déroulant chez les plantes dans les chloroplastes où l’énergie solaire est utilisée pour oxyder l’eau et réduire le gaz carbonique afin de synthétiser des substances organiques), ils restent là où pénètrent encore les rayons du soleil. La Grande Barrière de corail d’Australie, les atolls des Maldives ou de Polynésie, les récifs coralliens de la Mer Rouge en sont de bons exemples.

Le corail est constitué d’une conglomération de polypes. Cet élément va extraire le carbonate de calcium de l’eau de mer, et le transformer en calcaire, qui forme en fait le squelette de l’animal. Les éponge et les algues microscopiques interviennent ensuite pour fixer définitivement les matières ensembles. Lorsque ces polypes meurent, le squelette qu’elles ont construit subsiste et sera ensuite recouvert de la nouvelle génération de polypes. C’est pour cela que l’on parle du corail comme une matière fossilisée : La structure première du corail n’est pas vivante à proprement parlé. Les coraux dépendent à 99% de l’apport nutritif des polypes et des algues. Tout ce qui affecte ces micro-algues et leur photosynthèse fragilisera les coraux, en les rendant par exemple plus vulnérables au blanchiment. Ce sont en effet ces algues qui donnent sa couleur au corail (rouge, jaune, vert, bleu, vert, orange…) ainsi si elles migrent vers d’autres régions (cyclone, manque de nourriture, température de l’eau, pollution), le corail perd sa couleur, est plus facilement cassable, et à terme sera détruit par les marées et l’érosion.

Corail « mort » trouvé sur les plages des iles désertes du sud de la Thaïlande.

Le corail, comme tout être vivant a ses prédateurs. Les poissons-perroquets « broutent » les coraux puis recrachent le calcaire sous forme de petits nuages vaporeux. L’Acanthaster, énorme étoile de mer (qui peut mesurer jusqu’à 60cm de diamètre), étend son estomac, comme une pieuvre, et recouvre le moindre relief pour lécher, aspirer, dissoudre le corail et le digérer.

On pense aussi à la désalinisation, aux UV trop forts, et aux maladies. Sans oublier son principal prédateur: l’Homme ! En effet le corail a toujours eu grand succès conduisant à la destruction de cet écosystème. Pourtant dès le moyen âge, on commence à réglementé son exploitation. Depuis la pêche de corail est très réglementé. Par exemple, la Grande Barrière fait aujourd’hui partie du patrimoine naturel de l’humanité.

Le Corail bambou de l’océan Atlantique, par 1000 à 1500 mètres de fond. Vit dans des eaux à 4 degrés, au sein de forts courants.

Le « corail noir » vit également à grande profondeur, comme aux îles Hawaï, vers 450 mètres.

On retrouve d’ailleurs aussi le corail doré, qui évolue aux mêmes profondeurs

Pour l’usage en joaillerie, seuls sont utilisés les coraux des espèces « coralium rubrum » ou « coralium japonicum ». Le plus apprécié a une coloration homogène. Il n’a ni fissure, ni tache, ni zone, ni partie creuse. Il va du rouge au blanc et du bleu au brun et au noir. Ce sont les teintes rouges qui sont le plus désirées ; elles s’étendent du rose le plus pâle au rouge velouté soutenu, en passant par la teinte saumon. Une variante, extrêmement rare, est le bleu. Le corail blanc est extrêmement apprécié quand il a un soupçon de rose ou de bleu. C’est ce qu’on appelle le corail « peau d’ange ».

Plus légers en poids et moins onéreux que le corail de haute qualité, il y a la racine de corail.  C’est cette partie (souvent blanche à l’origine, parfois rose-rouge ou bleue) qui est teinté dans les couleurs les plus variées.

On retrouve aussi le corail mousse ou éponge qui se forme entre les branches et la racine du corail.

Il convient de ne pas mettre le corail en contact avec des produits cosmétiques ou de l’eau trop chaude. Il ne faut pas l’exposer à un soleil trop ardent.

Et juste pour info, les noces de corail symbolise les 11 ans de mariage.

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Une Réponse to “Le Corail”

  1. Tout ce que j’ai toujours voulu savoir sur le corail ! Merci pour cette article très complet.

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