Archives de décembre, 2011

Les Corindons : traitement d’embellissement

Posted in Bijoux, Gemmologie with tags , , , on décembre 8, 2011 by Salomé Osorio

Le traitement d’une pierre c’est l’ensemble des opérations humaines qui visent à améliorer une ou plusieurs caractéristiques d’une gemme ou bien à masquer un ou plusieurs défauts. Normalement la C.I.B.J.O. impose que l’on signale tous ces traitement lors de la vente de la pierre, mais cela reste difficile à contrôler.

Le traitement le plus léger  consiste à recouvrir la surface de la pierre par des huiles incolores ou colorées. Il arrive aussi que des cavités trop importantes en surface soient remplies de résine.

Le traitement thermique à haute (1800° après 1960) ou basse (entre 800 et 1000°C) température permet d’accentuer la couleur ou de réduire les inclusions négatives, par fusion. Ce traitement est le plus classique et est très souvent utilisé, y compris dans les grandes maisons de Place Vendôme.

Traces de Fusion apres traitement thermique

Le traitement par diffusion (1700 °C) : cela donne une pierre de moindre qualité que l’on trempe dans un bain coloré, bain qui laisse une couche superficielle sur la pierre.

La diffusion au Béryllium : l’atome de béryllium change les interactions entre le chrome (rubis) ou le Titane (Saphir) et les autres atomes, ce qui modifie la couleur de la pierre en la rendant beaucoup plus intense, presque trop.

Le verre plombé (2004) :  alliage à base de silice qui comble les fissures de la pierre. Uniquement pour le Rubis.

Le glass filled (1995) : une fracture de la pierre est remplie d’une sorte de pâte de verre. Uniquement pour le Rubis.

L’irradiation, pour les couleurs trop pâles ou incolores. Uniquement pour le Saphir.

Cliquez ici pour voir ce qu’il se passe quand on ne prévient pas ses clients des traitements infligés à la pierre.

Les Corindons Naturels III : Le Saphir

Posted in Bagues, Bijoux, Gemmologie with tags , , , on décembre 1, 2011 by Salomé Osorio

En hébreu « Sappir » signifie « la chose la plus belle ». C’est un bon début.

Le fer (0.01 à 1%) est responsable du pigment bleu. Le titane est responsable des nuances de bleu. Il est extrait par lavage des sables et des argiles. On retrouve très souvent dans le saphir des minéraux étrangers inclus lors de la croissance du cristal. On appelle cela des minéraux de paragenèse.  On retrouve entre autres le zircon, le chrysobéryl et le béryl, la topaze, la tourmaline, le grenat, la pierre de lune ou encore le spinelle.

On note une grande mode au Moyen-âge auprès des Évêques qui se feront des petites collections de chevalières.

Saphirs célèbres : l’Étoile noire, trouvé en 1950 et qui faisait alors 2087 cts, (conservé au États Unis) ; le Saphir Ruspoli de 135,8 carats ou encore le Star of India de 563,35 cts.

Une des inclusions caractéristique du Saphir est lorsque de fins givres liquides (à l’intérieur de la pierre) sont ramifiés ensemble formant comme une « Aile de Papillon ». Une autre caractéristique du Saphir et du Rubis, c’est lorsque une étoile à 6 branches se forme en reflet brillant sur la surface de la pierre. Il faudra d’ailleurs tailler cette pierre en Cabochon pour qu’elle soit bien visible. On appelle alors la pierre Saphir Étoilé (ou Rubis Étoilé).

GITOLOGIE :

Une importante mine au Cachemire dégageait jusqu’en 1979 une très jolie production de saphirs au « bleu-bleuet ». Elle a réouvert récemment avec une production beaucoup plus réduite.

En Thaïlande (Chanthaburi et Kanchanaburi) les saphirs ont un bleu assez sombre qui tire sur le gris. On trouve beaucoup de Saphirs Étoilés dans ces régions.

La production du Sri Lanka est intéressante mais les pierres nécessitent souvent des traitements secondaires pour les rendre moins laiteuses.

Les Saphirs Malgaches sont de belle qualité, même si on y trouve plutôt des Saphirs de Couleurs.

On en trouve aussi  en Afrique, en Australie, aux USA (Montana), en Chine et bien sur au Myanmar, toujours dans la vallée de Mogok.

Saphir Thaï et Corail. Monté sur Argent.