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Le Bijou Fantaisie est à la Mode 1/3

Posted in Bijoux, Histoire du Bijou Fantaisie with tags on février 29, 2012 by Salomé Osorio

LA FEMME MODERNE

Après les années guerre, la femme tourne de plus en plus sa vie vers le confort, et la mode vestimentaire s’adaptera progressivement à cette volonté. Le bijou suivra. En effet, la somptuosité des pierres ne s’adapte plus à ces nouvelles tenues, et les pierres décoratives sont de plus en plus utilisées. La deuxième guerre mondiale achève ces changements, vingt ans plus tard.

Plus la femme se déshabille, plus elle éprouve le besoin de se parer de bijoux importants. La mode des années 1920 et des années suivantes se libère totalement des formes étriquées à base de baleines et autres corsets. Les formes de la femme sont mises en valeur avec des tissus fluides et légers comme la mousseline de soie. Et avec ces nouveaux tissus et nouvelles coupes, il faut de nouveaux bijoux, plus décontractés parfois. Le bijou n’est plus réservé aux tissus ou aux bals, il se marie admirablement au jersey, au tweed, aux chandails. C’est le bijou de tous les jours qui nait.

Le bijou opère dès lors comme langage, manière d’exprimer son moi profond, de révéler sa personnalité, voire de revendiquer sa différence. Et cela que ce soit une femme avec de grands moyens ou de petits budgets.

En mai-juin 68, des mouvements de révolte surviennent en France. Ces événements sont  caractérisés par une vaste révolte spontanée, de nature à la fois culturelle, sociale et politique, dirigée contre la société traditionnelle, le capitalisme, l’impérialisme, et, plus immédiatement, contre le pouvoir gaulliste en place. Enclenchée par une révolte de la jeunesse étudiante parisienne, puis gagnant le monde ouvrier et pratiquement toutes les catégories de population sur l’ensemble du territoire, elle reste le plus important mouvement social de l’histoire de France du XXsiècle.

Cette jeunesse étudiante avide de changement et d’égalité sociale est aussi celle qui porte les bijoux de bois peint, de bakélite, de plastique et de verre. Où les couleurs flashy sont de nécessité et les formes étranges appréciées. Mais à vrai dire, ces bijoux on ne peut que les imaginer parce qu’en fait ils n’ont pas résisté aux années. Les Bijoux Isadora récupèrent des pièces détachées de bijoux anciens et les remontent avec des associations originales.

C’est au début des années 70 que les derniers vestiges de l’étiquette dans habillement ; le tailleur-pantalon d’Yves Saint-Laurent en est le témoignage. Cela encourage encore les femmes à dévoiler une partie de leur personnalité et à l’affirmer devant tous.

Si la joaillerie reste un support d’invention important, progressivement le bijou fantaisie séduit pour ses styles variés qui correspondent à toutes sortes de femmes : de la théâtrale, qui ose encore le bijou d’apparat, à l’affranchie, qui n’attend plus pour qu’on lui offre.

Ce dernier point a d’ailleurs son importance. En effet, le bijou créatif est accessible financièrement à toutes les femmes, elles peuvent maintenant se l’offrir avec leurs propres moyens. Ça y est, l’achat d’impulsion et la course à la consommation sont bien installés, nous voilà entrés dans notre société moderne !

Assortir une tenue décontract’

Posted in Bagues, Bijoux on février 9, 2012 by Salomé Osorio

Et bien oui, la tenue de tous les jours doit aussi être pensée. Surtout quand on se rappelle qu’une lady se doit d’être au top à tout moment…

Mais voilà, les Lady du 21eme siècle sont assez pressées, ou alors, ont d’autres priorités que de perdre du temps de sommeil pour choisir les camaïeux de couleurs qu’elles porteront ce jour.

Alors elles ont inventé la tenue décontract’ qui est en fait une tenue qui s’adapte à toutes les situations : un chouilla sexy et élégante pour passer dans plusieurs genres de soirées, mais tout autant appropriée pour un déjeuner. Globalement : un beau jean, des petites converses montantes  et un pull bien coupé en ca chemire noir (un peu de luxe tout de même) et le  tour est joué.

Tout cela parait bien sommaire et vous me direz peu original, mais c’est à ce moment que je compte sur vous pour choisir un bijou qui interpellera la boulangère, fera jaser vos collègues ou intriguera en soirée.

Moi je sors les bagues en résine en ce moment, et parce qu’elles ne sont pas trop chères, j’en change souvent ; 32 et 50 euros.

LES MATIERES PLASTIQUES

Posted in Bijoux, Histoire du Bijou Fantaisie on février 2, 2012 by Salomé Osorio

En 1940, la banque de France interdit le commerce de l’or, ce qui empêche définitivement la création de nouveaux modèles en joaillerie. Les créateurs se tournent rapidement vers le semi-précieux et la fantaisie. La guerre permet aussi à la femme de prendre de l’importance dans la société, et dès que l’économie le permet, elle tourne de plus en plus sa vie vers le confort.

La mode vestimentaire s’adapte progressivement à cette volonté. Le bijou suivra. Mais il faudra l’ajuster aussi, la somptuosité des pierres ne fonctionne plus avec la vie moderne.

Entre 1907–1909, Leo Baekeland, chimiste américain d’origine belge, met au point la Bakélite. Il s’agit d’une résine thermodurcissable. (Constituée à partir d’une résine de formaldéhyde de phénol thermodurcissable, dont la nomenclature chimique officielle est l’anhydrure de polyoxybenzylméthylèneglycol (!). Ce matériau marquera le début des matières plastiques. Il sera largement utilisé en bijou fantaisie et en objet usuel (on pense au téléphone).

Les bijoux en plastique seront rarement signés et parce qu’il y a eu plusieurs centres de fabrication en Europe au même moment, il est difficile de déterminer si l’objet fut fabriqué en France ou non.

LES BROCHES DE LEA STEIN

Léa Stein produit la majorité de ses Bijoux entre 1960 et 1980. Elle continue aujourd’hui à créer deux modèles par an. Elle utilise cette nouvelle matière aux couleurs vives et chatoyantes : la Rhodoïd.