Bijou d’Artiste et Bijou Contemporain

Le bijou d’artiste est un bijou créé ou fabriqué (ou les deux) par une personne reconnue au préalable dans une autre discipline comme un artiste. On peut observer que ce sont majoritairement les sculpteurs qui s’essayeront au bijou. On remarque cependant que les artistes s’étant attardés sur le bijou se sont aussi bien exprimés dans la joaillerie que dans la fantaisie. On peut ainsi comprendre que c’est la notoriété du créateur (et en l’occurrence de l’artiste) qui amène ses contemporains à regarder l’objet comme une œuvre. Évidemment, l’objet en question est très souvent digne de cet intérêt.

Deux Broches Araignée, Or et Argent Massif, Louise Bourgeois.

Autour des années 50, le bijou se libère de ses références traditionnelles et s’affirme comme une véritable forme d’expression artistique et un moyen de communication sociale. C’est ce que l’on appellera le bijou contemporain. On retrouve dans cette brève définition les valeurs que voulait exprimer l’UAM (l’Union des Artistes Modernes).

Galeries Parisiennes dans le Domaine du Bijou Contemporain

La galerie Sven, la galerie Gennari et la galerie Sophie Boubat, parmi d’autres, ont joué un rôle important pour la diffusion de la notion de bijou contemporain et d’artistes. Aujourd’hui, les galeries de bijoux sont aux nombre de trois : la galerie Naïla de Monbrison, créée en 1987, propose des bijoux ethniques et contemporains et consacre quatre expositions par an à un artiste ou à un thème ; la galerie Hélène Porée, fondée en 1992, montre les créations françaises et internationales d’avant-garde ; la S, fondée en 1992 par Bruno Livrelli propose des créations françaises et internationales, ainsi que des bijoux d’édition.

Il a plusieurs raisons expliquant la non-dépréciation de ces bijoux pourtant en matières non-précieuses. La première est la qualité esthétique de l’objet. Et plus qu’une simple esthétique, on aperçoit dans l’objet une force poétique qui rappelle parfois celle de l’Art.

De plus, il faut bien penser que ces bijoux sont signés quasiment systématiquement. Ce n’est que dans les années 1970-80 que l’on commence à réfléchir à cette possibilité. D’autre part,les matières utilisées ne sont pas des imitations de matières précieuses, mais bien des matières qui existent pour elles-mêmes. On n’utilise pas des plaqués de métal pour ressembler à l’or, on utilise du silicone, car c’est la première fois dans l’histoire que l’on parvient à avoir une matière souple, légère et solide.

Collier Insectes. Plexiglas et insectes en métal coloré. Elsa Schiaparelli, vers 1938. Brooklyn Muséum.

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